Iran

Tabriz

Carole & Mike

16 août 2018

Tabriz

Route vers Tabriz – 14.08.2018

250 kilomètres nous séparent de Tabriz : changement à nouveau de décor avec des paysages désertiques aux mille couleurs laissant apparaître ci-et-là de petits villages aux maisons de terre. Nous avons l’impression d’avoir fait un saut temporel, et pour cause… ici nous sommes en 1397 (voir  Frontière turco-iranienne ) !

Tabriz – 15.08.2018

Nous avons passé notre première nuit à Tabriz au Free Camping où nous avons constaté une habitude apparemment très appréciée des Iraniens : le pique-nique en plein air et le camping sous tente.

Au petit matin, nous sommes approchés par Reza, qui nous propose ses services en tant que guide. Comme nous ne passerons qu’un jour à Tabriz, nous acceptons son offre : rallier rapidement les lieux phares de la cité, sans se perdre dans les méandres des transports publics où les informations ne sont données qu’en perse. Nous voilà donc dans le métro pour le centre-ville situé à quatre kilomètres de notre point de chute.

Première étape : remplir nos estomacs qui n’ont rien eu depuis la veille au soir. Nous passons devant la Saat Tower, ou tour de l’horloge, entrapercevons l’Imam Khomeini Mosalla, puis l’Arg e Ali-Shah, vestiges d’une forteresse du 13siècle ap. J-C, et enfin une des plus vieilles façades de la ville, avant de déguster le koofteh, une boulette à base de viande et d’épices.

Nous nous rendons ensuite à pied jusqu’au Grand Bazar de Tabriz, souvent considéré, avec ses 75 hectares, comme le plus grand bazar couvert du monde, développé en particulier au 13siècle ap. J-C grâce au commerce de la route de la soie. Reza nous conduit à travers le dédale des échoppes en tout genre : ici on trouve de tout, du savon aux épices, des produits d’entretien aux tapis, du matériel scolaire aux bijoux de luxe, il y en a pour tous les goûts. Fait très appréciable : les marchands ne bondissent pas sur nous comme à Istanbul. On peut s’y promener en toute quiétude, sans être harcelés par les vendeurs. Le pays est réputé pour ses tapis de soie. Malheureusement pour Reza, ce n’est pas du tout notre truc, même si nous apprécions la qualité du travail des produits confectionnés. Après nous avoir amenés dans les galeries marchandes de tapis et auprès des confectionneurs de tableaux de tapis, après nous avoir relaté l’histoire du tapis et nous avoir demandé de prendre en photo les tapis, il renonce par dépit et à la vue de nos visages exaspérés. Pauvre Reza… nous sommes apparemment les seuls touristes à ne manifester aucun intérêt pour le tapis !

De ce fait, il nous instruit plutôt sur le caravansérail. Voilà qui est intéressant ! Il s’agit de vastes cours entourées de bâtiments où les caravanes faisaient halte à l’époque, avec leurs chameaux, pour leurs échanges commerciaux, pour se restaurer et pour se reposer… Ils sont au nombre de 999 en Iran. Le Grand Bazar de Tabriz en compte à lui seul un nombre impressionnant et nous visitons celui où Marco Polo en personne a séjourné.

Après quelques emplettes en épices, légumes et autres, Reza poursuit son tour et nous emmène voir la Mosquée bleue. Et oui, ici aussi il y en a une ! Selon Reza, la Mosquée Sultanahmet d’Istanbul lui aurait volé son nom ! Seuls quelques vestiges témoignent de la mosquée de 1465 qui s’est écroulée suite au tremblement de terre de 1799. Elle a été rebâtie dans son intégralité en 1973 et ne présente aujourd’hui qu’une pâle copie de sa splendeur d’origine.

Après la visite, nous prenons un taxi pour le camping. Reza trace sur notre carte d’Iran les endroits clefs à ne pas manquer et nous propose de nous rendre à El-Gölü, un grand parc historique pourvu d’un lac artificiel. C’est un lieu très prisé des Iraniens qui viennent s’y promener mais aussi y pique-niquer et y dormir sous tente. Nous le découvrons de nuit, sous les projecteurs multicolores mettant en valeur édifices et fontaines.

A minuit, nous saluons et remercions Reza et rejoignons Antares pour une nuit méritée.

 
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